Contexte. L’annonce d’un diagnostic de cancer à un patient est réalisée lors d’une consultation d’annonce avec un dispositif intégrant une temporalité et une multidisciplinarité. Cependant, en amont de la prise en charge on-cologique, le patient va être amené à consulter le médecin généraliste (MG). Le MG intervient lors des pre-mières étapes du parcours diagnostique, en réalisant le dépistage, l’identification des symptômes et la coordina-tion du parcours. Cette consultation en amont de l’annonce, dite de «pré-annonce», est peu étudiée. Objectif : Déterminer le contenu de la «pré-annonce» réalisée par les MG au cabinet.Méthode. Une étude quantitative rétrospective a été conduite par questionnaire auprès des MG référents des patients ayant eu une consultation d’annonce à l’Oncopôle de Toulouse entre le 1er octobre et le 31 décembre 2017. Le questionnaire en ligne comportait 34 questions fermées et une question ouverte. L’analyse des don-nées était descriptive.Résultats. Sur les 174 dossiers patients retenus correspondants à 174 MG différents, 81 MG ont répondu. 54 avaient réalisé une «pré-annonce » (89 % plus de 15 min, 26 % plus de 30 min). La moitié ont évoqué des soins de support ; la quasi-totalité l’estime utile pour l’acceptation de la maladie et 85 % ont restreint l’information afin de réaliser une annonce en plusieurs temps. A contrario, 27 des MG n’avaient pas réalisé de «pré-annonce» (la moitié aurait souhaité la faire).Conclusion. La «pré-annonce» est réalisée de manière informelle. Les MG prennent le temps et organisent cette consultation et l’adaptent au patient. Cependant, le manque d’informations et l’isolement des MG compliquent la «pré-annonce». Son intégration dans le dispositif d’annonce pourrait améliorer la coordination des soins. Une structuration de la «pré-annonce» avec des outils adaptés et un meilleur soutien des MG est nécessaire pour accompagner les patients.